05 octobre 2009
25°c cet après midi !
Shopping non prémédité aujourd'hui et, miracle inattendu : j'ai enfin trouvé un manteau qui remplit tous mes critères... (Je cherchais depuis 2 hivers). J'ai donc anticipé les rudesses éventuelles d'un hiver hypothétique et me voici parée !
Et, en attendant que le temps suive les saisons, et tout en écrivant ce post, je découvre avec plaisir une certaine Mademoiselle K. ...
07 septembre 2009
Singes venus du froid
Je n'aime pas entendre parler partout des Arctic Monkeys (à l'occasion de la sortie de leur nouvel album) : ça me rappelle celui qui a inspiré le personnage de Tom et ça m'énerve un peu ! ;-)
Mais en fait, pour dire la vérité, j'aime plutôt bien ce qu'ils font, ces p'tits jeunes... :-)
13 juillet 2009
Addiction
J'ai cru que je pourrais y échapper. Je n'avais pas eu le temps avant. J'ai quitté la maison en me disant, c'est bon, je rentre directement. Et puis, c'est comme si je n'avais pas pu faire autrement.
Au dernier moment, la voiture a quitté la route principale, et je me suis retrouvée là... comme toujours et encore... inlassablement...

J'ai humé le calme, la paix. J'ai écouté la vie s'écouler tranquillement.
Je n'avais pas du tout envie de partir.
Surtout que j'écoutais ça...
Denez Prigent & Lisa Gerrard - Gortoz A Ran (J'attends) sélectionné dans Musique et Clips
06 juillet 2009
Longing
En marchant dans la rue, en fin d'après midi, au soleil un peu plus frais que la semaine précédente, elle repensait à ce qu'il avait dit quelques heures auparavant. Elle repensait à ces chansons d'amour tristes qu'il lui chantait, à leurs jeux d'enfants, leur imagination de gosses, leurs voyages intemporels.
Ça la faisait sourire, mais elle détournait son regard des passants pour qu'ils ne puissent pas lire dans ses yeux.
Elle pensait que ça ne semblait pas être une bonne idée. Toute cette histoire n'était pas une bonne idée, mais ça ne faisait rien. Ça ne faisait rien, hein ?
Le soir venu, tard, elle écouta la chanson...
Nick Cave - into my arms live npa
... et se glissa
dans les bras
de... Morphée.
23 juin 2009
Pause
21 juin 2009
Fête de la musique
15 décembre 2008
Le cheval sans nom
04 décembre 2008
Bon voyage, my friend
16 novembre 2008
La vie trépidante d'Ida B. - 14
Ils n’eurent le temps de rien comprendre, de ne rien voir. Une bonne cinquantaine de jeunes, en deux groupes, le second courant après le premier, déferlèrent à toute allure, emportant tout ce qui dépassait sur leur passage. Ida eut le réflexe de s’agripper à la rampe à laquelle elle était adossée, mais Tom n’en eut pas le temps.
Emporté par la vague des fuyards, il était tombé sur le flanc, durement. Il tenta de se relever, mais il fut à nouveau bousculé. Un pied droit dans une Dr Martens écrasa sa main alors qu’il cherchait appui pour se relever. Un autre jeune trébucha sur lui et atterrit avec son coude sur la pommette de Tom.
Pendant ce temps, Ida se faisait la plus petite possible le long de la rambarde. Tom se releva enfin, dans la douleur. Ida était un peu hébétée. Le calme était revenu aussi vite qu'il avait disparu, il y avait une atmosphère étrange, à se demander si ce qui venait de se passer n'avait pas été imaginé.
- Hey, Tom ! Ça va ? Tu as mal quelque part ?
- Ooh, j'ai mal, mais je ne sais même pas où !
Il essayait de bouger les doigts de sa main. Toutes les articulations semblaient fonctionner. Il porta son autre main à son visage et tâta pour mesurer l'ampleur du choc. Il eut un mouvement de recul au contact de ses propres doigts.
- Tu saignes !
- Où ça ?
- Là, ta main, regarde !
La main non douloureuse de Tom ruisselait de sang. Il ne sentait pourtant rien. Il la regardait sans bouger. Ida gardait son calme.
- Viens par là, à la lumière...
Elle sortit un mouchoir en papier de son sac, miraculeusement resté à son bras, et essuya le sang qui coulait. La blessure semblait superficielle. Le mouchoir stoppa l'écoulement rapidement, mais il ne fallait pas lâcher la pression.
- Ça va ?
Elle avait l’impression de répéter la même chose, mais Tom ne disait rien. Il avait l'air sonné.
- Oui, ça va. J'ai mal partout.
- Il faut aller à l'hôpital. Il y en a un pas très loin.
- Non, pas l'hôpital.
- Si, aux urgences. Ils pourront voir ce que tu as. Ta main, elle est peut-être cassée.
- Non. Je bouge les doigts, ça va. Je ne veux pas aller à l'hôpital. Je veux rentrer à l'hôtel maintenant.
- Tu peux marcher ?
- Oui. J'ai mal aux mains, au visage, aux côtes aussi, je crois. Mais je peux marcher. J'ai rien aux jambes ! Viens, allons-y…
Ils ne parlèrent même pas des deux bandes de jeunes, de ce qu'ils faisaient ou avaient fait ou allaient faire. Ils rentrèrent lentement, et, contrairement à ce qu'avait anticipé Ida plus tôt au restaurant, c'est elle qui soutenait Tom. Ils arrivèrent à l'hôtel en quinze longues minutes. Il était plus d'une heure du matin. Ida appuya sur la sonnette. Le veilleur de nuit ouvrit assez rapidement.
- Oh là ! Qu'est-ce qui vous est arrivé ?
- Il s'est fait renversé par des jeunes qui se courraient après.
- Oui, un troupeau de jeunes enragés, tu veux dire !
- Vous auriez de quoi désinfecter sa main ? Et des glaçons, aussi ?
- Oui, on a une trousse de secours. Attendez-moi là, asseyez-vous... Mais des glaçons... ça je ne sais pas. Je vais voir dans le frigo.
Ida se laissa tomber dans un fauteuil de l'entrée, mais Tom se posa sur le bord d'une chaise, en se tenant bien droit. Il inspectait ses mains, touchait son visage qui commençait déjà à changer de couleur, tâtait son flanc, et grimaçait.
Le veilleur de nuit revint avec des glaçons dans un bol, une serviette de toilette et la trousse de secours. Ida l'ouvrit, repéra de l'eau oxygénée, du coton hydrophile...
- Donne moi ta main...
Le liquide moussa un peu au contact de la blessure. Ce n'était rien, en effet, juste la peau qui avait dû râper contre quelque chose sur le pont.
- Ça va ?
- Oui, ça va, merci.
- Attends, je te mets un pansement...
Elle déplia ensuite la serviette éponge, y posa les glaçons et la replia méthodiquement.
- Donne-moi l’autre main...
Elle banda la main droite avec la serviette pleine de glace.
- Mets-là contre ta joue maintenant. Ca devrait faire du bien.
- Je déteste ça.
- Quoi ?
- Les glaçons. Je déteste ça, mettre des glaçons, quand j'ai mal...
- Oui, mais sincèrement, je pense que c'est la meilleure chose que tu puisses faire maintenant...
- Oui... je n'ai pas trop de choix, c’est ça ?
Le veilleur de nuit revint vers eux.
- Çà va aller, monsieur ?
- Oui, merci. Ça va... Dites... Vous faites les petits déjeuners dans les chambres ?
- Oui, mais avec un supplément de 2 euros.
- Vous pouvez les servir jusqu'à quelle heure ?
- Jusqu'à 9h30.
- 9h30… Ce n'est pas très tard...
Tom regarda Ida, l'œil interrogateur. Elle fit oui de la tête.
- Mais c'est mieux que rien. Alors on va prendre les petits déjeuners dans la chambre, demain. Chambre 301.
- Thé, café, chocolat ?
- Café.
- Café.
- 9h30 ?
- Oui.
- Très bien, c'est noté. Bonne nuit à vous.
- Merci. A vous aussi.
Ida se leva et appela le vieil ascenseur. Il descendit lentement, en brinquebalant. La porte fermée, l'accordéon de sécurité se déplia. Ils pouvaient à peine bouger tant la cabine était étroite.
- Mon pauvre chéri, dit Ida en posant sa main sur le torse de Tom.
Il l'embrassa sur le front.
- Ce n'est pas comme ça que j'avais envisagé notre fin de soirée, répondit-il en souriant tristement, la main entourée de glace sur sa pommette.
08 novembre 2008
La vie trépidante d'Ida B. - 13
Ida s’assit. Tom la regardait l’œil pétillant, d’un air réjouit. « C’est bien », dit-il simplement. Ils restèrent ensuite sans rien dire, un long moment.
- J’ai envie d’un cognac, dit-il enfin, rompant un silence sans embarras. Tu m’accompagnes ?
- Je n’ai pas trop l’habitude… Mais d’accord. Si je ne marche plus droit, tu m’aideras à me tenir.
Ida se prit à penser que ça faisait longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi bien. En sirotant son calva – elle s’était laissé tenter par le calvados domfrontais vanté par le serveur – et en écoutant Tom parler de ses acteurs, elle se demandait si elle pouvait passer une aussi bonne soirée là où elle habitait. Il y avait des restos aussi chaleureux et savoureux, il y avait des soirées, il y avait du bon vin, il y avait même des théâtres, s’il le fallait… Mais où était l’ingrédient mystère et mystérieux, l’homme qui serait à la fois spirituel, ouvert d’esprit, curieux, entreprenant, cultivé, décadent, plein d’humour et ne se prenant pas au sérieux, l'homme chaleureux, sensuel, tactile, et à l’écoute ? Etait-ce possible qu’en effet, il n’y en avait pas, des comme ça, près de chez elle ? Tom était-il un prototype que le gouvernement français testait le plus loin possible de la métropole, de la même façon qu’il avait testé le nucléaire autrefois ? Ida avait l’impression que l’alcool lui donnait de drôles d’idées. Elle avait également conscience qu’elle riait un peu trop, et un peu bêtement aussi. Mais elle n’y pouvait rien.
Tom demanda l’addition, régla et ils sortirent.
- Ca fait du bien d’être dehors ! On pourrait marcher un peu avant de rentrer à l’hôtel ?
- Oui, c’est une bonne idée, je me sens tout repus, ça va faire du bien de se dégourdir les jambes. Et il vaut mieux en profiter, il va pleuvoir demain.
Oh non… Ida pensa que ça tombait mal, de la pluie le lendemain. Puis elle arrêta de penser à la suite des évènements, comme elle l’avait fait jusque là.
Ils se retrouvèrent rapidement Canal Saint-Martin. Tom marchait tout contre Ida, il avait son bras autour de ses épaules et elle, elle avait coincé sa main dans une poche arrière du pantalon de Tom. Tout naturellement, ils empruntèrent la passerelle des Récollets pour rentrer par le Quai de Jemmapes. Ils s’y arrêtèrent pour regarder couler l’eau tranquille et admirer la lumière du pont métallique.
Ida s’accouda tout d’abord à la rambarde. Elle s’efforçait d’afficher un calme impassible, mais son cœur battait de plus en plus fort. Elle accrochait son regard sur des points d’architecture pour se recentrer. Quand elle se retourna pour admirer le côté nord du canal, Tom ne bougeant pas, elle s’adossa au parapet. Il se tourna alors vers elle, vint se poster face à elle, prit son visage dans ses deux mains – comme elle aimait tant – et il embrassa doucement ses lèvres déshydratées par l’excitation. Le cœur d’Ida se mit alors à fondre instantanément, et ses mains s’animèrent, comme si elles avaient une vie à elles. Elles courraient dans les cheveux de Tom, sur sa nuque, tentaient de trouver un peu de peau en glissant sous le col de la chemise bordeaux. Ses mains à lui étaient descendues du visage au cou, du cou elles avaient glissé sur les seins, par dessus le manteau, et les avaient pressés avec empressement. Tom tenait Ida par les hanches, l’embrassait goulument, lâchait des « Oh Ida… ». Elle sentait son corps d’homme tendu tout contre elle.
Soudain le pont se mit à vibrer, et un vacarme ahurissant se fit entendre.















