Alpha Du Centaure

Tranches de vie et photos en rondelles

13 octobre 2009

Se regarder en face...

Michel Dogna dit :

"La pire infraction à la vie,
c'est de faire, par manque de courage,
l'inverse de ce à quoi l'on croit."

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30 août 2009

Regard

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Selon comment on regarde les choses, on les voit différemment...

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16 avril 2009

Et on reparle de Facebook

Voilà que je tombe sur un autre article à propos de Facebook... Décidément, on en parle en ce moment un peu partout ! Cette fois, il s'agit d'une note très intéressante sur le blog de Bruno Devauchelle, qu'un commentateur illustre par cette vidéo "et si c'était dans la vraie vie comme sur Facebook" ? Très drôle et édifiant.


Facebook dans la réalité - Vidéos streaming

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17 mars 2009

Un baromètre de l'Amour (en quelque sorte)

[Edit 21/03/09]

Je me suis souvenue du livre d'Arnaud Desjardins qui est au fond de ma table de chevet depuis une petite décennie et qui refait surface de temps en temps. Suite à une conversation, l'autre jour, j'ai eu envie de m'y replonger, histoire de me rafraichir la mémoire... Arnaud Desjardins rapporte les propos du brahmane Swâmi Prajnanpad qui selon lui, aident à répondre à la question de savoir si on est avec la bonne personne, et donne les caractéristiques d'une *bonne* relation. Voici 14 pages du livre, résumées rapidement, en reprenant les mots de Desjardins :   

1. A feeling of companionship : « Le sentiment d’être deux compagnons ». Le sentiment de ne plus être seul. Le sentiment d’avoir un vrai compagnon, une vraie compagne. Le mari ou la femme doit être aussi notre meilleur ami. Si ce sentiment d'avoir trouvé un véritable compagnon existe, il s'enrichit avec les années, avec les expériences partagées, avec les souvenirs, il ne cesse de s'enrichir, contrairement à la passion amoureuse ordinaire condamnée à perdre son intensité comme un feu qui se consume et s'éteint.

2. At easeness : « Être à l’aise ». Le fait que les choses soient faciles, aisées. On ne souffre nulle part, on se sent bien. C’est se sentir parfaitement bien, tout est aisé, tout est facile. Une relation facile qui ne m’amène pas à gaspiller une grande quantité d’énergie en émotions, qui ne m’oblige pas à lutter contre les émotions.

3. Two natures which are not not too different : « Deux natures qui ne soient pas trop différentes ». Il est normal qu’il y ait une différence et une complémentarité entre un homme et une femme. Nous ne trouverons jamais notre alter ego : un autre nous-même qui, à chaque instant, soit uniquement l’incarnation de notre projection du moment. La fascination amoureuse ignore superbement l’incompatibilité de deux natures. On croit de bonne foi s’aimer mais il n’y a pas de possibilité d’une véritable entente. La complémentarité de l’homme et de la femme repose sur la différence mais elle repose aussi sur la possibilité d’association, d’imbrication, de complicité. Dans un couple véritable, à travers les années, une communion de plus en plus profonde s'établit... Mais cela, c'est un long chemin, tout autre chose qu'une passion amoureuse intense, éblouissante, inoubliable peut-être, mais brève.

4. Complete trust and confidence : « Confiance ». Ces deux mots signifient tous les deux « confiance ». On pourrait traduire trust par « foi », la perfection de la confiance. Est-ce que je sens en moi cette confiance complète ? Est-ce que cet homme, cette femme a su m’inspirer cette confiance ? Il n’y a pas confiance, parce qu’il y a peur. Ayez le courage de le voir et comprenez que sur la fondation de la peur aucun amour durable, susceptible de croître, de s’épanouir n’est possible. Seule cette confiance complète élimine le poison de l’amour : la jalousie.

5. Strong impulse to make the other happy : « Forte impulsion spontanée à rendre l’autre heureux ». C’est moins simple que ça en a l’air. Il y a une manière tout à fait égoïste de vouloir rendre l’autre heureux, dans laquelle l’autre n’est pas vraiment en question. Il n’y a pas d’action de donner sans l’action de recevoir. Si vous donnez mais que l’autre n’a pas reçu, c’est comme si vous n’aviez pas donné. Cette envie de rendre l’autre heureux ne se construit pas artificiellement. Elle est là ou elle n’est pas là. C’est un sentiment permanent. J’existe pour lui/elle, que puis-je faire pour lui/elle ?

*=*=*=*

Vous pouvez vous autoévaluer au regard de la sagesse hindoue, maintenant ! ;-)

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11 septembre 2006

Nous ne sommes pas des saumons...

Essayer de remonter le courant quand celui-ci nous entraîne inexorablement vers l'embouchure... Acte sans espoir. Même si on est fort, et bon nageur, il arrivera un moment où nos forces nous lâcheront, et c'est totalement épuisé qu'on arrivera à destination.

Dire qu'on aurait pu y arriver plus vite et en bonne forme si on avait su se laisser porter... On aurait pu négocier les courants, anticiper l'arrivée. Utiliser notre énergie à autre chose qu'à nous débattre...

On fait mal la différence entre résister (au changement) et se battre pour arriver là où on doit aller. Nos ordinateurs de bord ont du mal à intégrer les changements de cap non désirés...

Mais tout change, c'est dans l'ordre des choses. Pas toujours comme on voudrait ou quand on voudrait... Quand la résistance au changement et le besoin de contrôle nous font vouloir être saumons... Mais n'empêche, nous ne sommes pas des saumons. Notre survie n'est pas dans l'art de remonter le courant mais dans celui de se laisser porter.

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22 août 2006

Le bonheur : l'expérience optimale ?

Je trouve le travail de Mihaly Csikszentmihalyi (Merci la fonction copier/coller !) intéressant car il met en évidence que le bonheur dépend de nous et de la façon dont nous envisageons ce que nous faisons.

Quelques mots sur lui : c'est un psychologue Hongrois, émigré aux Etats-Unis dans les années 50. Il est considéré comme une figure de proue du courant de la psychologie positive. Voici ce qu'il dit : "Maîtriser son expérience intérieure, c'est devenir capable de choisir la qualité de ce que l'on veut vivre. Si ce n'est pas le bonheur, ça y ressemble."

Je vous retranscris un dernier extrait qui résume le résultat de ses recherches. Le livre explicite ces résultats.

"Les caractéristiques de l'expérience optimale

La première surprise révélée par les études fut la similitude existant entre des activités très différentes lorsque que tout se déroule particulièrement bien. Selon toute apparence, ce qu'éprouve un nageur qui traverse la Manche est à peu près identique à l'expérience intérieure d'un joueur d'échecs en plein tournoi ou d'un alpiniste qui gravit la montagne. Ces mêmes sentiments sont également partagés, dans une large part, par des musiciens qui composent une pièce et des adolescents qui participent au championnat de basket de leur ligue.

La seconde surprise fut de découvrir que les gens décrivent leur enchantement à peu près de la même façon sans égard à la culture, à la classe sociale, à l'âge et au sexe. Ce qu'ils font lorsqu'ils éprouvent l'expérience intense varie considérablement — le vieux Coréen médite, le jeune Japonais fait de la moto avec sa bande, etc. —, mais, lorsqu'ils décrivent comment ils se sentent, c'est à peu près dans les mêmes termes. Les raisons pour lesquelles ils éprouvent de l'enchantement se ressemblent également. Bref, l'expérience optimale semble être la même partout dans le monde et pour un grand nombre d'activités.

La phénoménologie de l'expérience optimale élaborée à partir des études mentionnées comporte huit caractéristiques majeures :

  1. la tâche entreprise est réalisable mais constitue un défi et exige une aptitude particulière ;
  2. l'individu se concentre sur ce qu'il fait ;
  3. la cible visée est claire ;
  4. l'activité en cours fournit une rétroaction immédiate ;
  5. l'engagement de l'individu est profond et fait disparaître toute distraction ;
  6. la personne exerce le contrôle sur ses actions ;
  7. la préoccupation de soi disparaît, mais, paradoxalement, le sens du soi est renforcé à la suite de l'expérience optimale ;
  8. la perception de la durée est altérée.

La combinaison de ces éléments produit un sentiment d'enchantement profond qui est si intense que les gens sont prêts à investir beaucoup d'énergie afin de le ressentir à nouveau. Nous allons considérer chacun de ces éléments afin de mieux comprendre ce qui rend cette expérience si gratifiante. Cette connaissance devrait nous aider à mieux contrôler notre conscience et à convertir la monotonie de la vie quotidienne en expériences contribuant à l'accroissement du soi."

Mihaly Csikszentmihalyi,   Vivre. La psychologie du bonheur, pp 58-59 Editions Robert Lafont, Paris, 2004
Titre original : Flow:the psychology of optimal experience, New York, 1990

***

Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce livre. Il existe maintenant également en édition de poche.

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21 août 2006

Paradoxe

"Les témoignages rapportés de même que les résultats de nos recherches indiquent la présence d'un étrange conflit interne. Les interviewés disent éprouver leurs expériences les plus positives au travail. Sur cette base, on s'attendrait qu'ils désirent être au travail, que leur motivation au travail soit élevée, mais ce n'est pas le cas. En revanche, pendant leurs périodes (chèrement acquises) de loisir, les gens rapportent des niveaux de satisfaction ou de bien-être plutôt bas mais désirent, malgré tout, plus de loisirs. (...)

Quand nous demandons "Désirez-vous, en ce moment, faire quelque chose d'autre ?" les réponses indiquent que les sujets désirent faire quelque chose d'autre à un degré plus élevé quand ils sont au travail, malgré le fait que c'est là qu'ils éprouvent le plus d'expériences optimales. Tel est le paradoxe auquel nous faisions allusion au début de cette partie : au travail, les gens rencontrent des défis stimulants, se sentent heureux, créatifs et connaissent de grandes joies ; dans leur temps libre, ils utilisent peu leurs aptitudes, se sentent passifs et insatisfaits ; pourtant, ils voudraient travailler moins et avoir plus de loisirs.

Comment expliquer ce paradoxe ? En premier lieu, on peut dire que les gens semblent très influencés par le stéréotype fortement enraciné selon lequel le travail est supposé être non désirable. Il faut considérer également qu'il n'est pas possible de maintenir un haut niveau de défi et de concentration sans arrêt, de sorte qu'il faut récupérer, ne rien faire ou réaliser des activités peu exigeantes, même si elles sont moins gratifiantes.  (...)

Le problème réside également dans la relation du travailleur avec son travail et dans la perception qu'il a de ses buts. En effet, lorsqu'il a l'impression d'investir son énergie contre son gré, ou pour le profit de quelqu'un d'autre, il considère que cette énergie est perdue et que le temps consacré au travail est soustrait à sa vie. Dans ce contexte, l'expérience positive éprouvée momentanément au travail perd de sa valeur parce qu'elle ne contribue pas aux buts à long terme de l'individu." (...)

Pour terminer, il convient de rappeler que les solutions partielles peuvent aider à améliorer sa relation au travail mais qu'elles ne suffisent pas. La vraie réponse face au stress et à l'insatisfaction au travail exige une stratégie générale qui implique un investissement d'énergie en vue de contrôler le flot de sa conscience, d'améliorer la qualité de son expérience vécue, de poursuivre des buts personnels valorisés et de se donner des loisirs appropriés qui seront une véritable re-création."

Mihaly Csikszentmihalyi,  Vivre. La psychologie du bonheur, pp 168-171 Editions Robert Lafont, Paris, 2004
Titre original : Flow:the psychology of optimal experience, New York, 1990

Je n'ai toujours pas repris le travail, et ça commence à me démanger... (Vivement jeudi) (Existe-t-il une chanson "Don't know why I don't like Thursdays?" ???) Je sais que le soufflé va vite retomber. Il faudra alors que je m'interroge sérieusement cette fois sur la mise en oeuvre du dernier paragraphe...

A part ça, ça va. Si si. Malgré mes notes en demi-teinte de ces derniers jours.

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26 février 2006

Des religions

"On ne peut pas trouver Dieu; il n'y a pas de chemin pour cela. L'homme a inventé de nombreuses religions, des croyances, des sauveurs et des guides dont il pense qu'ils l'aideront à trouver une félicité sans fin. La misère de la recherche est qu'elle conduit à des imaginations de l'esprit, à des visions que l'esprit projette et évalue au moyen de choses connues. L'amour qu'il cherche est détruit par sa façon de vivre. On ne peut pas avoir une arme dans une main et Dieu dans l'autre. Dieu n'est qu'un symbole, un mot qui a perdu son sens, car les églises et les lieux de dévotion l'ont détruit.

Bien sûr, celui qui ne croit pas en Dieu est comme celui qui croit : l'un et l'autre souffrent et passent par la douleur d'une vie brève et vaine, et l'amertume de chaque journée fait de cette vie une chose qui n'a pas de sens. La réalité n'est pas au bout d'un courant de pensée, et un coeur vide est rempli par les mots de la pensée. Nous devenons très habiles, nous inventons des philosophies, et puis vient l'amertume de leur faillite. Nous avons inventé des théories sur la façon d'atteindre l'Ultime et le dévot va au temple et se perd dans les imaginations de son esprit. Le moine et le saint ne voient pas que pour l'un et l'autre la réalité fait partie de la tradition, d'une culture qui les accepte dans la catégorie des saints et des moines.

La tourterelle s'est envolée et la beauté de la montagne de nuages recouvre les champs et la vérité est là où on ne regarde jamais."

Krishnamurti, La révolution du silence, 1970

(Les mises en évidence sont de moi, pas de K.)

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20 février 2006

Inspiration (Source d')

Ce livre m'a sauté au visage dans le magasin tout à l'heure. Façon de parler, bien sûr. Il était dans un bac en plastique, je ne sais pas s'il allait être mis en rayon ou être déclassé. Il était là, sur le haut de la pile. Deux heures plus tôt je parlais avec un de ses fervents, comment dire quand on parle de Krishnamurti... "Adepte" ne va pas... "Admirateur" non plus... Disons "lecteur", un de ses fervents lecteurs oui, ou mieux, "partageur d'idées"... Pourtant, nous n'avons pas parlé de K. Ca fait longtemps que nous n'avons pas parlé de K.

Et en rentrant, j'ai enfin pu l'appeler (l'autre fervent partageur d'idées de K. de ma vie). Il n'était pas là. J'ai laissé un message sur son répondeur.

Un fil d'or invisible, Krishnamurti, aujourd'hui...

"La pensé est toujours séparatrice ; en elle est la division du temps, l'espace entre l'observateur et la chose observée. Seul existe ce qui est, et voir ce qui est sans pensée et sans observateur, c'est mettre fin à la fragmentation.
La pensée n'est pas amour, mais en tant que plaisir elle encercle l'amour et introduit la douleur à l'intérieur de sa clôture. En la négation de ce qui n'est pas,
ce qui est demeure. En la négation de ce qui n'est pas l'amour, émerge l'amour, où cessent le moi et le non moi."

Krishnamurti, La révolution du silence, 1970

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15 janvier 2006

Je meurs lentement ou je vis pleinement ?

L'autre jour on m'a transferré un poème de Pablo Neruda. Un de ces poèmes qui, si on a suffisamment de courage, nous font nous regarder à l'intérieur.

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements
ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement
celui qui évite la passion et son tourbillon d'émotions,
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés.

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !
Risque-toi aujourd'hui !
Agis tout de suite !
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d'être heureux !


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