30 septembre 2009
Butô vu tard
Quand il m'a demandé si je voulais aller voir le spectacle avec lui, j'ai vaguement regardé le programme, j'ai vu que j'étais disponible, alors j'ai dit oui. Même si je l'avais lu avec attention, ça ne m'aurait pas mis la puce à l'oreille, car je ne savais pas ce que c'était.
Maintenant je sais.
Hier j'étais à un spectacle de danse Butô. Une expérience. Une épreuve un peu aussi. (Mais à ma grande surprise, je n'ai pas fait de cauchemard cette nuit.)
Le meilleur moment ? Quand ça s'est arrêté. A cet instant-là, j'ai été soulagée que ça prenne fin après une heure et demie (C'était une surprise car le spectacle était annoncé durer deux heures) à regarder se mouvoir ce que je percevais comme un insectoïde torturé. Et pourtant, instantanément, alors que le danseur se penchait pour remercier le public, j'ai su que je venais de voir quelque chose de beau mais que je n'avais pas compris.
28 septembre 2009
Dos d'âne à l'horizon
24 septembre 2009
Revirement
Quand, à la fin d'une journée comme aujourd'hui, j'ai l'impression de passer le plus clair de mon temps à tourner dans une roue pour hamster, je me demande si, finalement, Suzanne n'a pas raison : je devrais peut-être réfléchir à une reconversion...
22 septembre 2009
Espoir
Aujourd'hui : rentrée kinésithérapique... (oui, je sais, le mot n'existe pas) (enfin... s'il n'existe pas, comment peut-il être écrit ?) Bref, l'espoir réside dans la phrase suivante, sortie de la bouche même de Madame Kiné : "J'espère qu'on en aura fini en décembre."
Après plus d'un an et demi de séances bihebdomadaires, je veux y croire et je me prends à imaginer un monde moins contraint...
Rêvons, il en restera toujours quelque chose...
20 septembre 2009
Samedi soir
Hier j'ai passé un très bon moment au cinéma devant ce petit film du cinéma indépendant américain comme je les aime.
Lynn Shelton y aborde les thèmes de l'amitié, la sexualité, le mariage, le changement de style de vie qui va avec etc. sous un angle aigre-doux et trouve des situations qui nous font rire et nous touchent à la fois. Vingt ans après, elle a le même point d'entrée que Soderbergh avec son magnifique Sexe, mensonges et vidéo, mais ça part dans une toute autre direction. C'est vraiment très bien. Les acteurs sont excellents. (Et puis, il y a le formidable sourire de Joshua Leonard) (sans parler de son tatouage) (et dieu sait si je ne suis pas une fan de tatouages !)
L'ayant vu avec des amis homos, je me demande vraiment ce qu'en pensent les hommes hétéros... Le film vient de sortir et je n'ai pas encore de retours de ce côté... Je ne sais pas pour vous, mais mes ex avaient tous un problème de positionnement personnel face à l'homosexualité masculine...
18 septembre 2009
La mort, c'est la vie
Je sais que ce que je vais écrire n'est pas socialement correct, et que vous allez réagir, dire "mais ça va pas, t'es folle ou quoi ?" etc. Et pourtant...
La première fois que j'ai pensé de cette façon, c'est quand ils ont commencé à faire tout leur foin autour de la grippe. La mort ne me fait pas peur, alors la grippe...
Hier, évidemment, même si j'ai pleinement conscience que le cancer du sein ne signifie pas mort, j'ai envisagé l'hypothèse de la disparition de mon amie. Et c'est là que je me suis reformulé de façon bien distincte mon propre rapport à la mort.
En fait, ça se résume très vite : étant sans enfants et sans amoureux, vivant dans un corps un peu douloureux, mes meilleurs amis et ma famille loin de moi, je peux dire sans hésitation que la perspective de la mort ne m'est pas insupportable. Je ne me la souhaite pas, là, maintenant, et je n'irais pas la chercher non plus. Mais je dois bien dire qu'elle n'a rien d'effrayant. Aucune vie ne serait changée par ma disparition. Un certain nombre de personnes seraient plus ou moins affectées, oui, mais au final, personne n'en souffrirait au quotidien. Pour ceux qui m'aiment, ils seraient tristes parce qu'ils auraient l'impression d'avoir perdu l'idée de moi, c'est tout... Je passe tellement peu de temps avec ceux qui m'aiment.
Je ne suis pas triste, pas déprimée. Je peux imaginer que vous me trouviez cynique. En fait, de mon point de vue, je suis objective. Je vis au mauvais endroit, et je ne sais pas où est le bon endroit. Ça ne peut être là où sont mes amis car ils sont aux quatre coins du monde, ça ne peut être là où est ma famille car je ne vois pas comment je pourrais y vivre (y avoir un emploi), et en plus, elle commence à s'éparpiller sérieusement, ma famille aussi. (Et, il faut bien le dire, je ne suis pas sûre que vivre près de sa famille soit une bonne chose de toute façon.) Je suis donc ici, et la seule raison, c'est le travail... et vous savez les conditions dans lesquelles je l'exerce (très intéressant, mais il me bouffe). Les relations que j'ai avec les gens d'ici sont assez superficielles, des amitiés superficielles, oui...(sauf peut-être une...) Et moi, le superficiel...
Bref, si tout ça s'arrêtait, ben ça me ferait des vacances, je vous assure.
17 septembre 2009
Mauvaise journée

C'est pas une bonne journée
quand une de vos meilleures amies
vous apprend
qu'elle a un cancer du sein.
10 septembre 2009
Rythme
Si je suivais mon rythme biologique, mes horaires de travail seraient de 10h00 à 14h00 et de 16h00 à 20h00. Malheureusement, ce n'est pas celui du monde du travail.
Aujourd'hui, j'ai fait 8h20-12h35 et 13h51-19h00. Personne ne m'a obligée, et j'avais pourtant prévu de rentrer à 17h00. Mais je me suis laissée entrainer par un truc, puis un autre, puis une collègue est venue, on a discuté et réglé des petits tracas, et on a eu des idées pour que nos services travaillent mieux ensemble et, franchement, les deux heures de rab de la journée n'ont pas du tout été vaines.
C'est d'ailleurs ce qui m'a fait penser que le meilleur moment pour travailler, pour moi, c'est de 18h00 à 20h00.
(Quand vous en aurez marre des posts aussi peu intéressants, vous me le direz, hein?)
09 septembre 2009
Ah le beau matou
J'étais pensive, me demandant ce que j'allais pouvoir vous dire aujourd'hui de pas important, quand mon regard s'est posé sur mon chat, planté à mes pieds depuis au moins cinq minutes, à me regarder, sans miauler, sans bouger, les pattes jointes, la queue en J. Il ronronnait.
Mais j'ai pas bien compris le message.










