31 juillet 2009
La vie trépidante d'Ida B. - 31
...
Il était neuf heures passées lorsqu'Ida se réveilla. Elle avait un peu
mal à la tête. Elle se souvint qu'il lui fallait aller récupérer sa
voiture en ville, et rapidement, car elle était sur une place à
parcmètre. Elle avait l'impression que son corps pesait une tonne.
Elle se dit qu'elle allait en profiter d'être en ville un samedi matin
pour aller au marché et aussi musarder afin de trouver des idées de
cadeaux de Noël. Comme tous les ans, elle n'avait pas envie de se
retrouver avec toute sa famille, mais comme tous les ans, elle ne
voyait pas comment y échapper. Elle pensa encore à autre chose et ...
elle regarda l'heure : 10h42 !!! Oh non !!! Elle s'était rendormie !
Elle se leva d'un bond et vérifia les horaires de bus : il y en avait
un dans trois quarts d'heure. Elle avala un café et deux tartines à la
confiture de framboise avant de vite filer sous la douche.
Elle
arriva à l'arrêt du bus en même temps que celui-ci apparut au coin de la
rue. Elle se sentit bizarrement soulagée. Pendant les vingt minutes de
trajet, elle envoya un SMS à François : "Suis dans le bus pour
récupérer ma voiture. Vais au marché ensuite. Si tu es encore là, on
peut prendre un café" et elle garda le téléphone à la main pour ne pas
rater la réponse.
Quand elle retrouva sa voiture, elle y vit un pare-brise intact, sans l'ombre d'un P.V., ce qui lui fit bien
plaisir. De plus, alors qu'elle allait alimenter le parcmètre, elle
vit avec satisfaction que c'était gratuit entre midi et deux heures.
Elle n'était pas à quelques euros près, mais elle rechignait toujours à
payer pour se garer. C'était comme ça. Elle ouvrit son portable pour
s'assurer qu'il marchait bien. Oui, quatre barres de batterie et
réception maximum. Elle se dirigea vers le marché. Elle en fit le tour
une fois et, au deuxième passage, acheta du merlan, une salade, des
brocolis, une betterave et deux fromages de chèvre. Dans l'ensemble,
elle était assez horrifiée par les prix pratiqués.
Vers treize heures
elle reçu enfin un SMS de François. "Viens de trouver ton message en
arrivant chez moi. Dommage, ça aurait été avec plaisir. A bientôt. F"
28 juillet 2009
La vie trépidante d'Ida B. - 30
Allongée sur son lit, Ida était pensive. Le radio-réveil indiquait une
heure du matin. Elle était toute habillée. Elle se disait qu'elle avait
bien fait de ne pas avoir pris sa voiture pour rentrer, ça tournait un
peu autour d'elle. Elle repassait la soirée dans sa tête.
Quand
elle était arrivée à la brasserie, François était là. Il s'était levé
de sa chaise pour l'accueillir. Ils s'étaient serrés la main, mais il y
eut un temps d'hésitation, leur statut n'était pas clair et Ida avait
failli l'embrasser comme on embrasse une vieille connaissance. Il
portait un costume noir et une chemise blanche (sa cravate devait être
dans une de ses poches) et avait belle allure. Cela la surprit, elle
avait gardé en mémoire l'homme de la plage, d'un tout autre style.
Elle-même était arrivée directement de son travail et, de fait, ne
dépareillait pas. Ils étaient bien assortis.
Ils avaient décidé
d'un commun accord de ne pas prendre d'apéritif, mais une bouteille de
vin rouge directement. Ida connaissait le vin et l'appréciait, mais
elle avait coutume de laisser le choix aux hommes, par galanterie
inversée, et surtout lors d'un premier rendez-vous. Elle avait apprécié
le choix de son compagnon. Un plat, un dessert, un café, deux
bouteilles et cinq heures plus tard, elle avait décidé de rentrer en
taxi chez elle, et lui de ne pas retourner sur Tours mais d'aller à
l'hôtel une nuit de plus. Ils s'étaient séparés en se disant qu'ils
avaient passé une bonne soirée, et pourquoi pas refaire cela une autre
fois, à l'occasion.
Elle n'était pas spécialement attirée
par lui, mais elle n'avait pas vu le temps passer et s'était sentie
très détendue. La conversation avait été facile, légère. Ils avaient
des points communs et des centres d'intérêt partagés. Ils avaient
discuté, débattu, argumenté, plaisanté. Ida avait noté qu'il savait
écouter et entendre. Oui, une agréable soirée. Elle se leva pour aller
se démaquiller.
En éteignant les lumières dans l'appartement, elle remarqua que son téléphone portable clignotait. "C'était vraiment une bonne soirée. Bonne nuit Ida" disait le SMS reçu quelques minutes plus tôt. Elle sourit, tapota un bref message d'approbation en réponse, mit son pyjama en pilou, se glissa sous la couette, désactiva le radio-réveil, mit la radio, éteignit la lumière, programma la fonction "sleep" de la radio sur 20 minutes, mais elle dormait avant que cinq minutes ne se soient écoulées.
26 juillet 2009
Fin du Tour
Alpha a pris un grand plaisir à faire le Tour de France avec son ami du bout du monde. 
Un jour peut-être pourra-t-il monter les marches des vieux châteaux, dormir dans une maison au toit de tuiles rouges, se promener dans les petits villages escarpés, compter les essences d'arbres des forêts de chez nous, comparer les champs de lavande avec ceux près de chez lui, tourner et tourner et tourner autour des rond-points, tester les fromages avec une pince à linge sur le nez, écrire "Go Dean" au travers de la route à la peinture blanche... Un jour peut-être...
20 juillet 2009
Le cheval de l'étrange
C'est un peu étrange, je n'ai rien à raconter. Je regarde l'écran blanc et je fais ce constat que c'est étrange, je n'ai rien à raconter. Alors je le raconte, car c'est étrange, et j'aime bien noter ici les choses étranges. Et pendant que je raconte que je n'ai rien à raconter, j'ai mauvaise conscience car je sais que Suzanne attends la suite... Ah, je suis sûre qu'elle pense que je ferais mieux de faire autre chose que de raconter que je n'ai rien à raconter ! Allez, les vacances sont au bout de la semaine, peut-être qu'alors temps, inspiration et expirations me remettront le stylo à l'étrier.
;-)
19 juillet 2009
Ramons...
16 juillet 2009
Ca y est ! :-)
A J-19, l'éclaircie s'est faite. J'ai une réponse à mes interrogations d'avril !
Je sais où je vais, avec qui et pendant combien de temps !

Le suspens a été insoutenable ! ;-)
15 juillet 2009
Envie d'être une macreuse* ! (euh... la version à plume et deux pattes :-))
Je pensais que c'était une bonne idée : des petites vacances (pour se mettre en bouche), un peu de travail (pour faire tout ce que j'ai toujours voulu faire dans l'année sans jamais avoir le temps) et de grandes vacances (pour atteindre un seuil de décompression totale). Je n'avais jamais testé cette configuration de vacances d'été.
Mais voilà...
Reprendre pour se dire qu'on arrête à nouveau dans une semaine et demie, je peux vous assurer que ce n'est pas un grand moteur de motivation. Les heures ne passaient pas ce matin. Ça allait un peu mieux cet après midi. (Et puis, j'ai fait une petite journée ! :-))

J'avais envie d'être à leur place ! ;-)
*J'ai cherché le nom de ces canards, je ne suis pas sûre que ce soit vraiment des macreuses... :-(
13 juillet 2009
Addiction
J'ai cru que je pourrais y échapper. Je n'avais pas eu le temps avant. J'ai quitté la maison en me disant, c'est bon, je rentre directement. Et puis, c'est comme si je n'avais pas pu faire autrement.
Au dernier moment, la voiture a quitté la route principale, et je me suis retrouvée là... comme toujours et encore... inlassablement...

J'ai humé le calme, la paix. J'ai écouté la vie s'écouler tranquillement.
Je n'avais pas du tout envie de partir.
Surtout que j'écoutais ça...
Denez Prigent & Lisa Gerrard - Gortoz A Ran (J'attends) sélectionné dans Musique et Clips
12 juillet 2009
Coup de fil
Pas de FIL pour moi cette année. Du coup, j'ai pris une petite dose de bagadou...
... histoire de se faire vibrer, juste avant le retour sur le Poitou.
11 juillet 2009
La vie trépidante d'Ida B. - 29
Ida rentra tard chez elle ce dimanche soir-là. Le week-end avec Marianne s’était très bien passé. Elles étaient sorties le samedi soir : promenade sur le port, resto sympa et musique dans un pub pour finir. Le dimanche débuta donc tardivement dans la matinée. Journée décalée avec petit déjeuner à onze heures, déjeuner en milieu d’après midi et… balade sur la plage juste avant la tombée de la nuit, mais sans qu’il ne se passe quoi que ce soit d'inattendu cette fois. Elle retarda l'heure du départ. Elle n'avait clairement pas envie de rentrer chez elle.
Sa semaine fut tranquille, et c’était bien ainsi. Elle n’eut mal au dos que trois jours. Après, elle oublia la douleur et l’épisode de la plage. La vie reprit son cours, le froid s'installa, les journées raccourcirent. Ida continua le sport en salle et entreprit de lire l'oeuvre d'Haruki Murakami le soir, en rentrant.
Un vendredi, alors qu'elle sortait de son bureau et qu'elle cherchait ses gants dans son sac à main, elle reçu un appel sur son portable. Le numéro qui s'affichait lui était inconnu.
- Oui allo ?
- Ida Bernard ?
- Oui c'est moi...
- Bonjour, c'est François Dulescouet... Vous vous
souvenez, sur la plage à Aiglemont il y a quelques semaines, mon chien
vous a sauté dessus....
- Oui, bien sûr, bonjour, comment allez-vous ?
- Moi ça va très bien, c'est à vous qu'il faut demander cela !
- Ca va bien pour moi aussi, je n'ai plus mal au dos, tout va bien.
- Voilà une bonne nouvelle. Dites, je suis près de
chez vous, là. Je viens de quitter mon client. Si vous étiez
disponible, je me disais qu'on aurait pu prendre un verre, ou même
diner ensemble ce soir...
Ida accepta l'invitation. Ils convinrent de se retrouver à 19h00 dans la brasserie la plus en vogue du moment.














